27 février 2015

Janvier - février 2015 : équipement du bateau !

Voilà le temps du grand ménage de printemps, même si les beaux jours sont encore loin. Après ce chantier conséquent, la poussière s'est insinuée un peu partout dans le bateau et c'est rafraîchi à grandes eaux que Raoul Pastèque se prépare à passer dans la phase équipement !




Les éléments à installer à bord sont nombreux sur ces prototypes aussi petits que complexes. Je commence par remettre en place les éléments boulonnés sur le pont et le roof. Il s'agit essentiellement des poulies de renvoi, des coinceurs et des bloqueurs qui me serviront à régler les voiles et le gréement du bateau.


Les balcons et les chandeliers sont les premiers installés et tout de suite, ça habille !

Une fois l'accastillage installé, je mets en place les différents outils électroniques nécessaires à bord. Communication (VHF, AIS), pilote automatique (calculateur, vérin, compas, capteurs divers et variés), confort à bord (lumière, sono) : tout le nécessaire pour rendre un ministe heureux ! Les éléments à poser dans des endroits "protégés et secs" – c’est-à-dire plutôt rares dans ces petits bolides - sont nombreux et toutes ces finitions s'avèrent vite chronophages...


Les différents bouts habillent eux aussi petit à petit le bateau qui est désormais plus équipé que quand je l'ai récupéré... un sacré cap est passé !


Le bateau nu...


















... accastillé...

... et les bouts et afficheurs à poste !

Après avoir récupéré le mât du bateau (prêté à Fred Denis, ami et futur concurrent sur la Mini Transat), je fabrique les barres de flèches adaptées au gréement du 716, qui viendront remplacer celles actuellement en place sur le mât.

C'est pour moi le moment de refaire à nouveau un peu de strat – il faut croire que ça me manquait ! – et l'occasion de faire de l'infusion, procédé de mise en œuvre des matériaux composites différent de la voie humide utilisée régulièrement sur nos bateaux. Le changement a du bon, je ne me lasse pas et la motivation est toujours bien présente au chantier !

Infusions des barres de flèche

   
Le boomerang en cours de strat...
Infusions des barres de flèche - détail. 















La mise à l'eau approche à grand pas, c'est pour moi super encourageant de voir le bateau si proche de naviguer à nouveau et c'est également extrêmement motivant de recevoir messages d'encouragements et coups de main de tous horizons...


Remonté à bloc pour la dernière ligne droite, hâte de vous donner rendez-vous pour trinquer autour de Raoul Pastèque de retour dans son élément !


17 février 2015

Robe de soirée


     La carène désormais prête à être peinte, il est de nouveau temps de retourner le bateau. On prend les mêmes et on recommence… et pour profiter de ce bel élan on attaque directement les ultimes ponçages.

Ponçage des zones qui seront laquées à l'aide de révélateur (poudre noire), état de surface garanti !

Quentin à l'ouvrage sur les ponçages de finition intérieure

     Une fois toutes les zones poncées méticuleusement, on fait le ménage avec rigueur avant de masquer les zones qui seront peintes dans un second temps, avec une peinture chargée en billes antidérapantes.


Les zones qui seront peintes plus tard sont masquées, le bateau est prêt à être laqué !

Fin de projection, encore un peu dur de se rendre compte de la teinte réelle appliquée...
Vivement la couche d'antider pour ajouter du contraste, je veux qu'il soit beau mon bateau !

     Après un weekend de séchage au chaud (enfin, aussi chaud que possible dans un chantier de la campagne morbihannaise en plein hiver), je peux enlever les premiers masquages et préparer les zones à peindre avec les billes. Après un nouveau cycle d'application et de séchage, le 716 se dévoile enfin sous sa robe définitive !





10 février 2015

En Automne, envoie du bois !



     Je concentre désormais mes efforts à l'intérieur du bateau, une fois tous les éléments préfabriqués, il faut bien s’atteler à l'assemblage des pièces du puzzle. Enchaîner ces différentes petites étapes de greffage fait du bien, ça se concrétise !


Nouveau puits de dérive bâbord greffé dans le bateau.

Les nouveaux flancs de puits de quille et le ballast réparé.


     Les réparations et reconstructions intérieures sont désormais terminées, je vais pouvoir fermer la boîte en greffant le roof.


Le gros du travail à l'intérieur du bateau est derrière nous !
Mini Maxi agrandi par le mode panoramique...


     Une fois la “casquette” (partie arrière du roof) finalisée et les derniers petits renforts mis en œuvre, les stratifications sur le pont sont finies. Je me projette de plus en plus à faire marcher le bateau en finalisant le plan de pont, ça motive ! 


Roof greffé, casquette finalisée et pont entièrement poncé, fin des strats à l'endroit !


     Il est désormais temps pour moi de ranger mon costume de stratifieur pour enfiler celui du peintre. En réalité je m'habille toujours avec les mêmes fringues le matin et je ponce toujours autant, mais je n'applique plus les mêmes produits !


Apprêt de la quille


     Donnant un coup de main à la préparation des safrans du Class 40' d'Alan Roura pour la Route du Rhum, les appendices oranges du 716 sont les premiers à être recouverts de leur peinture définitive.


   
Peinture finale des safrans et de la quille...


     Le pont est le suivant sur la liste en commençant par une couche d'apprêt qui servira d'interface entre le stratifié carbone/époxy et la peinture définitive. Le bateau est de nouveau immaculé à l’extérieur et ça fait une sacrée métamorphose !



Le pont apprêté, étape suivante la peinture de finition.


     
     A l'intérieur, les zones centrales du bateau ont également eu le droit à une (très légère...) couche de blanc pour plus de luminosité.





     Une fois le pont apprêté il est temps de retourner le bateau. Au menu quelques petites stratifications d'assemblage à l'intérieur plus simples à faire dans ce sens-là (typiquement les jonctions au plafond), la reconstruction et/ou le renforts à appliquer sur la coque et surtout LE gros dossier : reprendre la géométrie de la carène.


Recette d'un retournement réussis : 2 tréteaux de maçon, 1 bastaing costaud, 1 palan de grand'voile, 1 trans-palette et surtout 3 poilus avec des gros bras !


     Une fois à l'envers il s'agit de faire preuve de philosophie, de persévérance, d'abnégation, d'un regard aiguisé, et de beaucoup d'énergie...

En résumé, il faut PONCER, PONCER et PONCER !


à poil !

En image...


video

Et en vidéo !


     Une fois le bateau entièrement mis à nu, on identifie toutes les zones en creux de la carène pour venir faire des retouches. Les Minis font 6,50m de long et 3m de large et restent à échelle humaine mais quand il s'agit de tout poncer à la cale (à la main) plusieurs fois jusqu'à obtenir le résultat escompté, ça finit par être immense !
     

     Le temps à consacrer à la tâche dépend essentiellement du niveau de finition attendu, j'y ai passé un peu plus de 15 jours à temps plein - apprêt et ragréage compris. Je suis heureux que mes épaules et mes coudes fonctionnent de nouveau de manière normale aujourd'hui, ce n’était pas franchement gagné certains soirs d’automne...

Ça va glisser !


video



     Une fois la coque recouverte de sa dernière couche d'apprêt, le bateau va pouvoir de nouveau être retourné, place aux laques définitives !





2 février 2015

Voilà l'été, voilà l'été !

J'aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s'éclaircit... ou presque !     



Pas question de se laisser gagner par la torpeur estivale sur le chantier de Pluvigner. Une fois les deux dérives construites, je les passe en peinture avant de venir mouler dessus les puits de dérives. Au passage, c'est l'occasion de faire un peu de cosmétique sur les safrans du bateau !


Avant... / ... apprêt !


Moulage du puits de dérive bâbord.
      Suite aux incidents survenus à bord du bateau, il ne reste qu'un morceau de mât d'environ 3,50 m au lieu des 11 m d'origine... Le grand frère du 716, le numéro 800, revient de la Mini Transat 2013 avec un mât cassé en deux parties qui ont pu, elles, être récupérées.

     Je manchonne le tube au début de l'été pour le prêter à Frédéric Denis qui va remettre à l'eau le 800 réparé par nos bons soins. Je le récupérerai en fin de saison où la dernière modification apportée sera le remplacement des barres de flèche afin d'en modifier la géométrie (et au passage gagner encore un peu de poids idéalement placé...).

Le mât était cassé à quelques dizaines de centimètre des barres de flèche (zone brillante).


     Après réflexions et études des différentes optimisations envisagées pour la reconstruction du bateau, j'ai désormais suffisamment d'éléments en main pour lancer les travaux sur le bateau en lui-même.
     Phase ingrate qui n'a pas tendance à élever l'esprit, le ponçage extérieur... Un jour de grande motivation avant d'attaquer la reconstruction intérieure, je tombe la peinture du pont côté bâbord.


Mode Scarface


    Le nouveau roof est quant à lui préfabriqué sur un mannequin mâle latté ayant déjà servis à réaliser les roofs des numéros 800 et 850. Légèrement plus large que celui d’origine de Raoul Pastèque, cela facilitera le futur assemblage. Pour la petite histoire, les moules de pont ayant déjà servi à la construction initiale du bateau et qui ont été la raison du premier contact avec l'ancien propriétaire du 716 n'auront finalement pas été réutilisés…  



Le mannequin latté...           ... la mousse assemblée !


Pointe-à-Pitre c'est tout droit !


     Dans le même temps, je m'active à l'intérieur du bateau. Les sujets à traiter sont nombreux, je commence par reconstruire la cloison de mât, greffer les nouveaux éléments de structure ajoutés suite au déplacement du mât en arrière de sa position d'origine, réparer le ballast éventré et reconstruire le morceau de pont qui était fissuré / délaminé. 

          
               Bas de cloison de mât reconstruit, pont ouvert.               Modification de la structure.


          
     Le pont reconstruit, l'épontille en place.               Le flanc de puits de quille nettoyé et le ballast reconstruit.


Vue panoramique intérieure. Les retours monolithiques de sorties de puits de dérives ont été reconstitués.




Reste à greffer les nouveaux puits de dérives et reconstruire les flancs de puits de quille avant de poser le roof... pas de mou dans la laisse !